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Rue de la Banque n°47 : Le coût à long terme du protectionnisme sur l’éducation

Les coûts à long terme du protectionnisme sont mal évalués, notamment parce que peu de pays ont opéré un retour à cette politique économique après une longue période de libre-échange. Ce fut le cas de la France en 1892 lorsque les députés, sur l’impulsion du président de la commission des douanes, Jules Méline, décidèrent d’augmenter fortement les droits de douane sur les céréales avec l’adoption des tarifs Méline. Cette décision
a contribué à retarder l’augmentation du niveau d’éducation en rendant le travail agricole plus attractif que le travail industriel, réduisant ainsi le rendement relatif de l’éducation. Ce résultat est cohérent avec la théorie de la
croissance unifiée qui explique la demande d’éducation par le développement technologique des secteurs de l’économie. Il suggère que les progrès en matière éducative sont réversibles.

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Rue de la Banque n°47 : Le coût à long terme du protectionnisme sur l’éducation
  • Publié le 05/09/2017
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Mis à jour le : 05/09/2017 10:44