Depuis 2008, les taux d’intérêt souverains dans les pays dits périphériques de la zone euro sont en hausse. Cela s’expliquerait par un endettement public externe croissant et significatif en présence d’une dette publique déjà élevée. Les résultats des différentes estimations indiquent que cette combinaison explique mieux la montée des primes de risque que la seule variable budgétaire. En particulier, la détérioration de la position externe nette au delà d’un seuil de 50% aurait incontestablement conduit les acteurs financiers à réviser leurs anticipations. En effet, les investisseurs pénalisent davantage les pays avec un « double endettement », à la fois budgétaire et externe. Dans ces conditions, le rétablissement durable de l’équilibre externe dans les pays périphériques de la zone euro contribue à la réduction de la prime de risque sur leur dette publique.
Mis à jour le : 14/12/2017 17:45